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Ce dimanche, on était des milliers à se retrouver à Epannes, dans les Deux-Sèvres. Dans ce département, 16 bassines, des réserves d’eau, sont en projet. Ces énormes bassins de rétention d’eau dédiés à l’agriculture intensive, suscitent, depuis des années et à juste titre, critiques et oppositions. Ils sont combattus car ils aggravent l’effondrement de la biodiversité, accélèrent le dérèglement climatique et menacent notre santé.

Aujourd’hui, je souhaitais être aux côtés des opposants à ces projets car ce combat est un combat pour notre région mais aussi pour la durabilité de nos modes de vie sur terre.

Les choses sont simples : soit on continue à aller dans le mur, soit on change de modèle. Pour sauver le climat, pour sauver la nature, pour sauver l’agriculture, il faut avoir le courage de dire que tout doit changer. Les bassines, c’est une tentative désespérée et dangereuse de poursuivre dans une voie dont l’issue est tragique : ça serait aggraver le risque de sécheresse, menacer le rôle que l’eau joue dans les écosystèmes et donc les fragiliser. Ce serait un fiasco écologique et économique.

Tout cela est connu et documenté scientifiquement. Les fonds publics ne peuvent pas servir à aggraver la crise écologique. Les solutions, on les connaît : cela peut passer par une augmentation des seuils de taux de matière organique des sols ou bien par une rotation de cultures garantissant une alternance des différentes espèces sur au moins 5 ans, entraînant immédiatement une réelle diminution de l’usage des pesticides. Il faut aussi une autre agriculture, et nous, les écologistes, nous nous battons depuis des années pour une autre politique agricole commune (PAC).

Mais pour changer les choses, on ne peut le faire qu’en agissant ensemble. Je suis fils, petit-fils et arrière-petit-fils de paysans. C’est ma famille qui m’a appris l’amour et le respect de la nature. Je ne suis pas pour une bataille entre écologistes et agriculteurs. Je suis pour une nouvelle alliance qui accepte de voir la réalité en face, qui accepte que le monde est complexe et qui se donne les moyens de changer pour faire face à l’urgence climatique, sociale et économique dans la première région agricole d’Europe qu’est la Nouvelle-Aquitaine.