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« Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent responsable »

  Stanislaw Jerzy, philosophe 

Mes origines

Je suis né dans un coin vallonné, tapissé de vignes et de bois au sud-est de Bordeaux. J’ai plus particulièrement grandi à Créon, au coeur de cette belle région de l’Entre-deux-mers, dans une famille d’entrepreneurs et d’agriculteurs – comme une bonne partie de mes ancêtres depuis 500 ans. Petit, je participais aux vendanges, les pieds dans le raisin. Avec le temps, j’ai vu les paysages changer, les vignes être arrachées, le mitage urbain grignoter les mares et autres sous-bois qui étaient mes principales aires de jeux.

C’est ici, sur ces terres rurales que j’ai forgé mon rapport au vivant. Jeune, je passais un temps fou en forêt à m’émerveiller de la diversité de ses habitants. J’avais 9 ou 10 ans quand j’ai découvert, et subi, ce qu’étaient les atteintes aux éco-systèmes : un jour, près de chez mes parents, des élus locaux ont décidé de transformer en une zone artisanale, le plan d’eau au sein duquel vivait mille vies dans un écosystème d’une grande fragilité. Cela m’a affecté à tout jamais.

“C’est sur ces terres rurales que j’ai forgé mon rapport au vivant”

Mon parcours

Ma scolarité n’a pas été celle d’un bon élève. Après un bac sciences de gestion (1995), je prépare le brevet d’État de maître-nageur au Creps de Bordeaux puis le brevet de sauveteur en mer avec la société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Ensuite, direction la fac pour étudier la sociologie à Bordeaux, et enfin, la psychosociologie de l’environnement à la Sorbonne où je décroche un DESS en 2002. En 2014, à près de 40 ans, je reprends des études en cours du soir à Nanterre et j’obtiens un master d’histoire avec un mémoire sur une révolution pacifique qui se déroula en Angleterre à la fin du XVIIème siècle.

Après mes études, je me suis frotté à différents univers professionnels : en tant que chargé d’études pour une société d’économie mixte (SEM) spécialisée dans la gestion des déchets en Polynésie Française, alors que les infrastructures de tri viennent d’être installées et restent trop peu utilisées. Pendant prés d’un an, je me penche sur les points de blocage et les solutions à mettre en œuvre pour changer les habitudes de tri.

De retour en France, en 2002, je participe à la belle aventure d’Unis-cité, une association tout juste créée pour que les jeunes s’engagent, durant quelques mois, en faveur de l’intérêt général. Il s’agit des fameux services civiques. Pendant deux ans, je participe à la structuration de l’antenne francilienne d’Unis-cité. J’accompagne des groupes de volontaires sur le terrain ; Je leur trouve des missions ; Je les forme.

A Bordeaux, je travaille aussi comme expert en diagnostic à l’Institut de formation et d’appui aux initiatives de développement, l’IFAID (entre 2007 et 2009). Au sein d’un dispositif d’aides aux associations, je diagnostique et accompagne des structures en plein développement ou, au contraire, bloquées par un plafond de verre.

Ces différentes expériences ont affûté mes capacités d’écoute, d’actions, de connaissances aussi du monde de l’entreprise et des associations.

Depuis 2017, je suis chargé de cours à Sciences-Po Bordeaux : j’enseigne aux étudiants de master 2 les rudiments de la communication politique.

Mon engagement

Je ne suis pas un “professionnel de la politique” mais ce levier reste central à mes yeux pour régler les problèmes environnementaux. C’est un travail au long cours, absolument nécessaire.

Aussi, suis-je arrivé chez les Verts un peu par hasard : en 2005, je postule à un CDD de chargé de mission « vie interne » du parti écologiste. Je suis pris et découvre de l’intérieur le fonctionnement des différents courants du parti. Je m’occupe de faire le lien entre la direction parisienne et les antennes régionales. Quelques mois plus tard, Dominique Voynet me demande de rejoindre son équipe de campagne pour la présidentielle de 2007. Je suis en charge de la collecte des 500 signatures nécessaires pour valider sa candidature. Un rôle difficile mais formateur. C’est une expérience que de mener campagne pour une candidate écologiste à la présidentielle !

Après cela, à l’époque, être Vert ne brille pas sur un CV… Je renoue alors avec le monde associatif et je pars travailler à l’IFAID, à Bordeaux. Quelques mois plus tard, je suis appelé par un membre du cabinet d’Alain Rousset, déjà président de la Région Aquitaine. Ce conseiller pense à moi pour le remplacer : nous nous sommes rencontrés lors de la campagne de Dominique Voynet. Son rôle est d’assurer les liens entre les Verts et le PS au sein de la Région. C’est comme ça que je deviens, en 2008, conseiller au cabinet d’Alain Rousset.

J’y reste trois ans avant qu’Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, me demande de l’aider à trouver les signatures. J’accepte. Puis, je reviens au cabinet de la Région Aquitaine avant d’être appelé à nouveau  par Cécile Duflot, devenue ministre. Pendant près d”un an, en 2012,  je suis conseiller au cabinet du ministère du logement et de l’égalité des territoires.

Au fil de ces expériences politiques et techniques, j’ai envie, à mon tour, de tenter ma chance et de défendre mes convictions sur mon territoire. C’est pourquoi, en 2015, je me lance dans l’arène des Régionales avec Françoise Coutant. Et suis élu en décembre de la même année. Depuis, je défends l’environnement et la biodiversité en tant que vice-président EELV. Ce combat nécessite chaque jour de la vigilance mais aussi beaucoup d’enthousiasme tant il reste à faire.
A noter : la conquête du pouvoir ne me passionne pas en soi. C’est l’urgence de la situation qui me pousse à m’engager. Sans cela, je passerais plus de temps avec mes proches.

“Ce combat nécessite chaque jour de la vigilance mais aussi beaucoup d’enthousiasme tant il reste à faire.”

Mes centres d’intérêt

Depuis très longtemps, je m’intéresse à l’histoire parce qu’on est toujours quelqu’un de son époque et c’est important de remettre un fait, une personne, une décision dans son contexte historique. C’est une passion au point de passer en candidat libre un master d’histoire moderne. L’Antiquité et la préhistoire sont néanmoins mes périodes de prédilection. Cette passion m’a d’ailleurs poussé a participer à des fouilles archéologiques et suivre quasi-quotidiennement l’actualité de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) dans cette discipline.
Le karaté est mon autre passion. Cette pratique martiale permet d’unir le corps et l’esprit. Je pratique le karaté traditionnel – karaté-Do – pour lequel le chemin est plus important que l’objectif. Cet art demande beaucoup de discipline, d’effort et de concentration. Le karaté est une école de l’humilité.
J’ai toujours eu besoin de me nourrir de littérature. Je lis beaucoup, des livres techniques et politiques bien sûr mais aussi, et surtout, des classiques, avec des auteurs que je lis et relis chaque année. Il y a en a trois en particulier qui ont vraiment structuré mon univers littéraire :

– Romain Gary, un auteur extrêmement important dans ma construction avec des personnages qui n’ont de cesse se dépasser.
– Umberto Ecco, pour son éloge de la beauté et son érudition.
– Tolkien, pour le pouvoir de l’imagination.

“On est toujours quelqu’un de son époque.”